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Francis Moreau

Présentation de travaux de recherches historiques et généalogiques

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Jean Plantavit de la Pause (1579-1651)

 

Polyglotte, théologien, administrateur, Jean Plantavit de la Pause fut un des évêques les plus remarquables de son temps. Lodève lui doit la reconstruction de sa cathédrale après les saccages des Protestants, ainsi que plusieurs ouvrages d'érudition, qui font encore aujourd'hui la renommée de sa mémoire et celle de la ville de Lodève.

Le Pasteur

Jean Plantavit de la Pause
Portrait de Jean Plantavit de la Pause, Florilegium Rabbinicum, 1645, Bayerische Staatsbibliothek

Jean Plantavit voit le jour en 1579 au château de Marcassargues, commune de Saint-Jean-du-Gard, demeure de sa famille maternelle [1] . Son père, Christophe Plantavit, seigneur de la Pause avait épousé Isabeau d'Assas. Bien que se revendiquant de l'illustre famille des Strozzi de Florence, les Plantavit ont une origine plus modeste. L'ancêtre, Raymond Plantavit, marchand à Saint-Étienne-Vallée-Française, avait épousé Jeanne Teinturier en 1442. Ses deux fils, Antoine et Pierre, accéderont à la noblesse. Pierre acquiert les seigneuries de Margon, Perdiguier et Maraussan dans l'Hérault. Antoine, qui était capitaine des armées royales, devient seigneur de la Bastide à Saint-Germain-de-Calberte dans le Gard. Bernard, le fils d'Antoine, s'unit à Isabeau de Saleron, fille du baron de Saint-Auban et de Caumont. Ce sont les grands-parents paternels de l'évêque de Lodève [2] .

Christophe Plantavit avait embrassé la religion protestante et s'était fait pasteur à Mauguio. Son épouse, Isabeau, était catholique. Leurs enfants furent naturellement élevés dans la religion protestante, mais avec une ouverture d'esprit et une intelligence suffisamment fine pour ne pas tomber dans le fanatisme. Jean fut envoyé au collège de Nîmes à dessein d'y apprendre la grammaire, le latin et le grec. Très tôt remarqué pour sa facilité à parler des langues difficiles, on lui fit étudier l'hébreu. Quittant le collège des Arts, Plantavit s'inscrit à la faculté de théologie de Nîmes puis à celle de Genève (1602) [3] . En 1603, il soutient sa première thèse devant l'Académie protestante de Montpellier, réunie sous la présidence du pasteur Jean Gigord. Reçu docteur en théologie, Jean Plantavit est nommé ministre à Béziers. Logé chez le président du consistoire protestant, dont l'épouse était catholique, Jean Plantavit rencontre au cours d'une réception le père Barthélemy Jacquinot, régent du collège des Jésuites de Béziers. Ce dernier, orateur brillant, théologien profond, était un directeur très apprécié des consciences féminines. Les échanges entre les deux hommes ne manquèrent ni de caractère, ni de rudesse, mais Plantavit dut reconnaître la supériorité de son adversaire. Ainsi chemina en lui l'idée d'une conversion guidée par l'étude des textes sacrés dont il possédait à fond les trois langues [4].

Le Converti

Le moment vînt où cette conversion devait se manifester. Elle eut lieu publiquement dans le temple de Boujan le dimanche 25 juillet 1604. Le ministre de Béziers monte en chaire, expose les motifs de sa conversion au catholicisme et exhorte ses ouailles à suivre son exemple. Il manque bien d' être écharpé, mais parvient tout de même à convaincre près de deux cents auditeurs.

A peine converti, Plantavit exprime le désir d'embrasser l'état ecclésiastique. Il part pour Rome et fait son abjuration solennelle entre les mains du Pape Paul V. Il entame alors de nouvelles études religieuses sous la houlette de l'ancien rabbin Dominique de Jérusalem, et du savant maronite Gabriel Sionite. Avec le premier il perfectionne son hébreu et s'initie au chaldéen, avec le second il apprend l'arabe et le syriaque. A Paris il étudie la Kabbale sous la direction de Philippe d'Aquin, de Carpentras, Juif converti au Christianisme et professeur d'hébreu (1575-1650). Il reçoit aussi les leçons de plusieurs professeurs de confession juive: Léon de Modène, Elie Mazal Tof de Modène, Abraham Iedidias Schalit de Ferrare, Jacob ben Moses Senior de Pise, Salomon ben Judah Ezoli de Carpentras [5].

Le Prêtre

Revenu à Paris, Jean Plantavit est nommé vicaire général du cardinal de la Rochefoucault, alors évêque de Senlis. Peu de temps après, il est nommé professeur au fameux collège de la Flèche. L'établissement était en concurrence avec la faculté de théologie protestante de Saumur. Les controverses entre les deux universités étaient fréquentes. Lors d'une polémique avec le ministre Bérauld, ancien dominicain, Plantavit réduisit à néant les théories de son adversaire [6]. Pour le récompenser de ses mérites, le roi lui accorde l'abbaye de Saint-Martin-aux-Bois, au diocèse de Beauvais. Plantavit ne semble pas s'être investi beaucoup dans son abbaye, puisqu'il devait se lancer dans une séries de voyages instructifs à travers l'Europe Centrale et l'Italie du Nord. Il y rencontrera un grand nombre d'intellectuels, des théologiens, des pasteurs, des rabbins qui ne tariront pas d'éloges sur les qualités du nouvel abbé. En 1615, il est nommé aumônier de la sœur de Louis XIII, Madame Elisabeth de France. Cette princesse s'étant mariée à l'infant d'Espagne, qui devint roi en 1621 sous le nom de Philippe IV, Plantavit de la Pause la suit à Madrid pour quelque temps.

L'évêque

En 1625 sur la recommandation du Duc de Montmorency, Louis XIII nomme Jean Plantavit de la Pause à l'évêché de Lodève. Il est sacré le 18 octobre 1625 en l'église Saint-Louis de Paris. Le 24 décembre, il fait son entrée solennelle dans sa ville épiscopale [7].

La ville et le diocèse de Lodève se trouvaient alors dans une situation difficile. Les guerres de religion puis de la ligue les avaient durement touchés. Nombre d'églises avaient été abandonnées, la cathédrale même de Lodève était en partie ruinée. Le nouvel évêque s'employa sans tarder à remédier à cet état de chose déplorable. Il renforça son clergé en nombre et en qualité en instituant des conférences ecclésiastiques régulières plusieurs fois par an. Très sévère pour la collation des pouvoirs, il s'informait soigneusement des antécédents de chaque nouveau curé. Il surveillait de près l'activité des ermites de son diocèse et se réservait de leur accorder ou non le droit de quêter. Il exigeait rigoureusement la bonne tenue des livres de catholicité. Chaque année, l'assemblée synodale tenait ses assises avec une solennité imposante. Chaque prêtre y faisait sa profession de foi, et on y étudiait les questions importantes.

La cathédrale

Cathédrale de Lodève après 1573
Cathédrale de Lodève en ruine après 1573, dessin Jean Hébrard

Mais l’œuvre la plus spectaculaire fut sans nul doute la reconstruction de la nef de la cathédrale. Celle-ci avait été en grande partie détruite par les protestants lors de la prise et l'occupation de la ville en 1573. Les premiers travaux commencèrent en 1627[8] pour s’interrompre bientôt, après le décès subit de l'architecte. Ils reprirent en 1634. L'ouvrage fut confié au maître maçon Charles Viguier, de Pézenas [9]. Celui-ci dut d'abord remonter les quatre grands piliers de la nef, et réaliser leurs moulures conformément à celles qui sont au-dessous des arcs doubleaux de la voûte du chœur. Il fallut ensuite relever les murailles qui avaient été en partie détruites. Ceci fait, il fut possible d'élever les croisière des voûtes et d'entreprendre leur couverture. Les grandes fenêtres durent aussi être refaites avec leur chandelle au mitan. La grande rose de la muraille Ouest fut reprise elle aussi, ainsi que le pilier central de la grande porte. Trois ans furent nécessaires pour suffire à la tâche. Les années suivantes furent consacrées à l'embellissement intérieur de la cathédrale. Les magnifiques stalles du sculpteur Georges Subreville, de Saint-Chinian, furent installées en 1639 [10] . Y étaient sculptées les images d'un évêque mitré et crossé représentant saint Flour, saint Amans, saint Georges et saint Fulcran. A l'entrée des stalles du chœur étaient sculptés deux petitz enfans a demy couchés, tenans les armes de mondit seigneur du costé droict et celles du chapitre de l'autre. Le jubé est réalisé en 1640 [11]. Il fermait le chœur qui était ainsi inaccessible au regard des fidèles. Le chœur fut restauré et décoré en 1641. La chaire monumentale, réalisée par Georges Subreville, est commandée en 1643 [12]. Enfin l'évêque se fait confectionner un magnifique tombeau en marbre de carrare par les Lignani père et fils, originaires de Lucques en Italie. Ces artistes marbriers s'étaient installés à Caunes-Minervois et à Béziers, au service de l'évêque Clément de Bonsi. Les travaux du tombeau, de la conception à la réception, s'étalèrent de 1640 à 1645 [13].

Mais l’œuvre de reconstruction ne s'arrêta pas là. L'église Saint-Pierre fut entièrement réédifiée, les chapelles des Carmes, des Pénitents Bleus et Blancs furent également relevées de leurs ruines. Plantavit fit aussi achever l'église des Récollets qu'il inaugura lui-même le 1er février 1632.

Après les monuments, il fallait songer aux congrégations religieuses. L'année 1633 vit l'arrivée des Ursulines, l'établissement d'un collège de Doctrinaires et le rétablissement des Cordeliers dans leur couvent [14].

La révolte de 1632

L'année 1632 fut celle de tous les dangers. A Paris, Gaston d'Orléans, frère du roi, et la reine-mère complotaient contre le cardinal de Richelieu dont ils désapprouvaient l'emprise sur la personne royale et la politique conduite en faveur des États protestants. En Languedoc la pression fiscale notablement accrue par le ministre suscitait une forte opposition. Le duc de Montmorency, gouverneur de la province, décida de se joindre au complot et d'entrer en guerre ouverte contre le roi et le cardinal.

Les États de Languedoc, qui constituent l'assemblée provinciale représentant la noblesse le clergé et le Tiers-Etat, sont sous le contrôle de Montmorency. Ils entrent en dissidence contre le roi, le 22 juillet 1632. C'est au même moment que l'armée de Gaston d'Orléans pénètre dans la province, et séjourne à Lodève avant de rejoindre les troupes du duc de Montmorency [15] à Lunel. La rébellion ne contrôle qu'une partie du Languedoc. Quelques grandes villes suivent le mouvement comme Béziers, Albi, Alès. Beaucoup restent fidèles au roi, ou adoptent une attitude attentiste. Ainsi, à Saint-Pons-de-Thomières, chef-lieu de diocèse, l'évêque cherche à gagner du temps, sans s'opposer au duc. Une partie seulement de la noblesse soutient Montmorency, comme le comte de Rieux, dans le Minervois.

A Lodève, l'évêque Plantavit de la Pause ne peut que subir bon gré mal gré le séjour de Gaston et de ses troupes, il est alors trop dépendant des Montmorency pour tenter de s'opposer à leur entreprise. Alphonse d'Elbène, évêque d'Albi est quant à lui partisan déclaré de Gaston. Il arrive à Lodève pour le rencontrer et protester de sa fidélité. Il lui présente une pièce de vers latins contre le cardinal, rédigée par le juge de Lodève, Antoine Froment. Richelieu se persuada que la pièce avait été écrite par Plantavit qu'il savait excellent latiniste.

Peu de temps après, l'armée des révoltés quitte Lodève pour Lunel où elle arrive le 30 juillet.

Mais le rapport des forces militaires est immédiatement défavorable aux insurgés. Les troupes coalisées du duc de Montmorency et de Gaston d'Orléans sont anéanties par l'armée du roi, lors de la bataille de Castelnaudary, le 1er septembre 1632. Tandis que Gaston d'Orléans prend la fuite, Henri de Montmorency est capturé, jugé, condamné à mort et exécuté le 30 octobre, dans la cour du Capitole de Toulouse.

La consternation est à son comble [16], l'évêque tremble.

Dans son désarroi, il se résout à écrire une lettre à Richelieu dans laquelle il s'accuse d'avoir parlé trop librement du service du Roy et de vostre admirable gouvernement... C'est un aveu. La colère de Richelieu n'a pas de limite. Plantavit choisi l'exil...

Il devait rester deux années à Avignon, qu'il mit à profit pour publier une Histoire des Évêques de Lodève.

Jean Plantavit de la Pause passa en jugement devant la commission royale du 3 mai 1634. Le 15 mai il est interrogé, à Paris, au couvent des Grands Augustins. Il se défend avec éloquence et est relaxé de ses erreurs le 10 juillet. Soulagé, l'évêque regagne son diocèse pour y poursuivre avec assiduité son œuvre réformatrice [17] .

L'érudit

Outre ses devoirs pastoraux, Plantavit de la Pauze était, comme il a été dit, un exégète érudit, spécialiste des saintes écritures et historien de son diocèse. Dès 1630, il avait publié le nouveau propre des saints du diocèse de lodève [18]. Son second ouvrage parut à Avignon en 1634 sous le titre : Chronologia Praesulum Lodovensium. Il s'agit d'une histoire des évêques de Lodève qui, malgré ses lacunes ou ses imprécisions, est encore aujourd'hui une source abondante d'informations. Théologien de grande valeur, orientaliste des plus lettrés, presque toutes les langues sémitiques lui étant connues, son but était d'encourager les théologiens à lire les textes originaux des Saintes Écritures, en facilitant leur traduction et leur interprétation. C'est ainsi qu'en 1644 furent publiés le Thesaurus Synonymicus et le Floregium Rabbinicum. Le premier est un dictionnaire des principaux termes du texte hébreu de l'Écriture Sainte, avec l'indication de leurs synonymes et leur traduction latine. Ces termes sont rapprochés des mots correspondants en chaldéen, syriaque et langue rabbinique. Le second est un recueil de maximes extraites du Talmud et d'autres livres des rabbins. Le texte hébreu est accompagné de sa traduction latine. Enfin, en 1645 fut publié le Florilegium biblicum, un recueil de sentences tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament. Ces trois ouvrages ont été imprimés par l'imprimeur toulousain Arnaud Colomiez dont les presses étaient pour l'occasion installées à Lodève, au domaine de Prémerlet qui était la résidence de campagne de l'évêque [19].

La retraite

Gisant de Jean Plantavit de la Pause
Gisant de Jean Plantavit de la Pause, photo Daniel Villafruela, Communauté de communes Lodévois et Larzac

Malade, épuisé par 23 années de labeur, Plantavit de la Pause résigna son évêché en janvier 1646. Mais c'est seulement en septembre 1648 que son successeur fut nommé. Retiré au château de Margon, Plantavit s'entoura de quelques religieux Recollets pour l'accompagner dans une retraite vouée au recueillement et à la prière. En mai 1651, les États généraux de Languedoc se tenant à Pézenas, Plantavit voulut y participer. Un accès de goutte le prit. Il devait décéder le 28 mai, jour de la Pentecôte, et fut inhumé dans le sarcophage en marbre déposé dans la chapelle Saint-Michel de la cathédrale de Lodève [20].

Francis Moreau
2018

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Notes :


[1] Blaquière Constant, Plantavit de la Pause, imp. CH. Bausinger, Le Vigan 1910, p.4.
[2] de La Roque Louis, Armorial de la Noblesse de Languedoc, Tome 1 Montpellier, Paris 1860, p.403.
[3] Martin Ernest, Histoire de la Ville de Lodève, Tome 2, Serre et Roumégous, 1900, note VIII p.435.
[4] Guiraud Louise, Qui a converti Jean de Plantavit de la Pause en 1604 ?, Valat, Monpellier 1913. Extrait de la Revue historique du diocèse de Montpellier (année 1913, pp.145-155).
[5] Delcor Mathias, Études Bibliques et Orientales des Religions comparées, E.J. Brill, Leiden 1979, Jean Plantavit de la Pause évêque de Lodève un grand hébraïsant oublié, pp.393-402.
[6] À cette occasion Plantavit publia un opuscule intitulé: Michaelis Beraldi ex-monachi, ministri Salmuriensis nugipolyloquidis tricae, authore Joanne Plantavitio Pausano., Flexiae, ap. Jacobum Rezé, 1608. Voir E. Martin, op. cité, tome 2, page 442.
[7] C. Blaquière, op. cité, p.18.
[8] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, Serre et Roumegous, doc. CCXX, P.320.
[9] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXVII, p. 341.
[10] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXVII, p. 346.
[11] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXVII, p. 348.
[12] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXVII, p. 351. Toutes les boiseries réalisées au temps de Plantavit ont été détruites pendant la période révolutionnaire (1794).
[13] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXVII, pp. 355-359. Sur les Lignani, voir Archives Départementales de l'Hérault, 2E14/122, f°287; 2E14/123, f°53-64-65-118; 2E14/124, f°248-249; 2E13/75, f°76. Aussi Jean-Louis H. Bonnet, « Rouge du Languedoc » in Bulletin du Centre de Recherche du Château de Versailles, 2012, DOI : 10.4000/crcv.11976.
[14] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXIII et CCXXIV, pp. 331-333. Archives de l'Hérault : 66H1-2; 64H1; 8HDT C19; pour les Recollets, voir le « livre Archivial » 25H1.
[15] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXI, p. 324.
[16] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXII, pp. 326-330.
[17] Ernest Martin, Cartulaire de la Ville de Lodève, doc. CCXXV, pp. 333-338.
[18] Proprium sanctorum insignis Ecclesiae Lodovensis, Cramoisy, Paris 1630.
[19] Ernest Martin, Histoire de la Ville de Lodève, Tome 2, note VIII, pp. 434-466. La résidence de Prémerlet est aujourd'hui l'école Saint-Joseph. Le parc et le jardin furent réalisés par une main d’œuvre indigente réquisitionnée par Plantavit afin de lui donner un salaire pour subsister (Discours sur Jean Plantavit de la Pause, prononcé à la distribution des prix du collège de Lodève le 8 août 1859 par Mr. Coste, imp. Grillières à Lodève).
[20] Archives de l'Hérault, 1MI EC 142/2 f°308.(Ce registre est déposé à la mairie de Lodève).