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Francis Moreau

Présentation de travaux de recherches historiques et généalogiques

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Armand de Lauzières : Symbole et Sacralité

 

Depuis le XIIe siècle, la silhouette du château en basalte de Lauzières, près d'Octon (hérault), domine les ruffes rouges de l'étroite vallée de la Marette, un affluent de la rivière Salagou. Largement remanié au XVe siècle, le château renfermait dans ses murs, outre le logis principal, une chapelle (devenue église par la suite), des écuries, une basse-cour, et une barbacane pour la protection de l'entrée principale.[1] Au XVIIIe siècle encore, on y mentionnait deux chambres particulières, l'une pour tenir les audiences et rendre la justice, l'autre pour servir de prison. [2]

La famille de Lauzières s'est distinguée à plusieurs reprises dans l'histoire locale, voire nationale. Mentionnons ici Pons de Lauzières, neveu d'Armand, il était chanoine et légiste; Guinot, Maître de l'Artillerie de France à la fin du XVe siècle (mort en 1504); Pons de Lauzières-Thémines (1553-1627), Maréchal de France et Gouverneur du Quercy; Alexandre de Lauzières-Thémines (1743-1829), évêque de Blois avant la Révolution et farouche adversaire du concordat de 1801.

Après être entré dans la famille d'Estrées, le château est acquis le 24 mars 1650 par Antoine de Jougla, Trésorier de France en la Généralité de Montpellier. Un siècle plus tard (28 juin 1755), il est vendu à madame Marie Berthomieu, épouse de Jean-Pierre de Salasc, marchand-fabriquant de bas et maire de Clermont-Lodève (Clermont-L'Hérault). Leur fils, Georges Antoine, sera le dernier Baron de Lauzières avant la dispersion du domaine à la suite de la Révolution de 1789. [3]

Armand de Lauzières

Armand de Lauzières est né aux alentours de 1285 au château de Lauzières. Son père est Arnaud II et le nom de sa mère est inconnu. Encore adolescent il entre à l'abbaye Saint-Sauveur de Lodève. Ce monastère, de fondation épiscopale, est étroitement soumis à la tutelle des évêques de Lodève dont il dépendait alors juridiquement, tant en droit ecclésiastique qu'en droit civil. [4] Remarqué pour ses qualités intellectuelles et spirituelles, le jeune profès est envoyé à l'école monastique de Saint-Guilhem-du-Désert puis à l'Université de Montpellier. Il obtient là, après plusieurs années d'études, la licence en décret qui l'autorise à enseigner le Droit Canonique.

En 1329, en accord avec l'évêque Bernard Gui, il est élu comme Abbé par les moines de Saint-Sauveur. En un temps où les séminaires sont inexistants, Bernard Gui, qui vient de publier le Synodal de Lodève (1324-1325), compte bien sur l'érudition de son protégé pour instruire les clercs et les prêtres du diocèse. C'est l'époque des expositiones missæ qui sont sensées prolonger capitulaires et statuts synodaux.

Armand de Lauzières va se consacrer à cette tâche et il rédigera vers 1330-1335 deux ouvrages dont la réputation s'étendra bien au-delà du diocèse de Lodève : Speculum Animæ (Miroir de l'âme) et Via Salutis (Le Chemin du Salut). Ce sont essentiellement des commentaires de la liturgie, donnant une explication systématique de la signification spirituelle, symbolique et rituelle des offices divins.

En 1341, les moines de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon le choisissent pour leur Abbé et l'arrachent pour toujours à ses racines lodévoises. Il reçoit sa bulle d'installation signée du pape Benoît XII le 3 août 1341. Il se distingue immédiatement en promouvant par des dons importants d'orfèvrerie, dont un buste-reliquaire en argent, le culte de sainte Casarie sur la tombe de laquelle a été fondé le monastère.

Nommé Vicaire Général d'Avignon en juin 1352, il meurt dans son abbaye le 8 janvier 1353. [5]

Speculum animæ

Spiritu sancti atque invocato primo Dei nomine et ejus auxilio.... Incipiut rubrice. De invocatione nominis Dei.

Ainsi commence ce traité rédigé vraisemblablement vers 1330. Cet ouvrage fut peu diffusé, mais il sera repris dans le second écrit de dom Armand sur le Via Salutis.... Il ne nous en reste qu'un seul manuscrit connu, en provenance d'un atelier indéterminé et autrefois sur les rayons de la bibliothèque des Cordeliers de Bordeaux. Il est aujourd'hui déposé à la bibliothèque municipale de Bordeaux, manuscrit 270.

Via Salutis in subsidium Presbyterorum

Via Salutis
Via Salutis (1498), Bayerische StaatsBibiothek

Legitur quod vobis maius periculum ibi cautius est agendum...... Et ideo ego Armandus de Auzeria abbas Sancti Salvatoris de Lodova licet inter alios minimus et indignus in decretis licentiatus. Considerans imperitiam multorum sacerdotum, ad instructionem illorum præsens opusculum quod Via Salutis nuncupator compilavi. Nam sicut via ducis hominem ad domum propriam. Et ita extraxi de quodam alio meo opere, quod Speculum Animæ nuncupatur compilam.

Cet ouvrage dont un manuscrit est déposé à la bibliothèque Saint-Marc de Venise a été imprimé en 1498 chez Guillaume Balsarin à Lyon. A ce jour il en existe onze exemplaires déposés dans les bibliothèques de Munich, Beaune, Cambridge, Lille, Lyon, Madrid, Oxford, Padoue, Paris et Séville.

Il s'adresse plus particulièrement aux prêtres à qui il indique avec précision le rituel de la messe et des offices divins, accompagné de la signification spirituelle et symbolique des gestes, des vêtements sacerdotaux, des chants liturgiques et des fêtes de l'Eglise. L'auteur s'appuie sur l'autorité de la Bible et des Pères de l'Eglise. Dans cet ouvrage un lien étroit unit le visible et l'invisible, plan humain et plan divin, le symbole constituant l'une des principales clef de lecture du monde sensible.

On y retrouve des thèmes chers à Guillaume Durand (1230-1296), évêque de Mende, dans son Rational Divinorum Officiorum. L'influence est parfois perceptible lorsque dans ce passage au sujet de la Charité, l'Abbé Armand reprend presque mot pour mot le texte de G.Durand : Sed ego Armandus de Euseria dicti pascientia abbatus Lodove.... pulsabo ad hostium ut amicus acomodet michi tres panes de quibus de peniten. distinct. j. importuna : quam maxime in hoc comunio necessarii michi erunt : videlicem fidei : quam petit et accipit vitam spem quem querit et invenit via : caritatem quam postulat et appetit veritatem. (Pars Septima). Guillaume Durand : ... ego Guillelmus, sancte Mimatensis Ecclesie, sola Dei patientia dictus episcopus, pulsans pulsabo ad hostium... (Proemium)... Pulsabo tamen ad ostium, ut amicus accomodet mihi tres panes, de poeniten. j. opportuna, qui maxime in hoc comunio necessarii erunt : videlicet fidem, quæ petit et accipit vitam : spem quæ querit et invenit viam : et charitatem, qæ pulsat et apperit veritatem... (De Expositione canonis qui incipit Te Igitur) [6] Mais il faut ajouter que dans tous les cas il s'agit de paraphrases sur des citations de l'Ecriture-Sainte, la source commune.

Le traité d'Armand de Lauzières est divisé en dix grands chapitres qui éclairent l'essentiel des activités sacerdotales :

1) Du Sacerdoce 2) De la Messe 3) Des Offices divins 4) Des Sacrements de l'Eglise : le Baptême 5) De la Confirmation 6) De la Pénitence 7) De l'Eucharistie 8) De l'Extrême-Onction 9) De l'ordination 10) Du mariage.

On retrouve aussi des extraits de l'oeuvre d'Armand de Lauzières dans un ouvrage édité en 1559 : Tractatus de Administratione Sacramenti Eucharistiæ, et de celebratione Missæ, ex canonibus et probatis authoribus. Cui adjunctus est libellus D. Joannis de Lapide. de resolutione dubiorum, circa celebrationem Missæ accurrentium. Additas etiam est brevis et pius Dialogus, de dispositione ad celebrationem Missæ. Heynlin Johannes; Armandus de Auzeria; Truchsess von Walburg, Otto. Beitr. Dillingen : Mayer, 1559.

Une vision symbolique

L'œuvre d'Armand de Lauzières peut paraître répétitive en raison du principe d'accumulation qui régit le savoir au Moyen-Age. Mais les sentiments religieux n'en sont pas absents et peuvent être regardés comme les prémices d'une spiritualité nouvelle en quête d'un contact plus direct avec Dieu.

Considérant l'ignorance de trop nombreux prêtres, dom Armand s'adresse à eux afin de les instruire et de valoriser ainsi la figure sacerdotale, figure distincte, éminente, séparée, à cause du lien très fort entre caractère sacerdotal et célébration eucharistique. [7]

Le Moyen-Age usait abondamment des symboles comme représentation du lien qui reliait le plan terrestre au plan céleste. Toute chose, tout objet, tout événement, était susceptible d'une interprétation littérale, spirituelle, morale et mystique. Les nombres constituaient à eux seuls les barreaux d'une échelle qui devait monter jusqu'au ciel.

Le nombre six occupe à lui tout seul les premières pages du Via Salutis : six vêtements sacrés; six états de l'homme; six états du monde. Le nombre six était considéré comme parfait car c'est en six jours que Dieu accomplit la création (Gen.1,1-31).

L'auteur commence d'abord par une brève explication du mot chapelle : De toute antiquité les rois de France, lorsqu'ils allaient en guerre, portaient devant eux la cape de saint Martin, que l'on gardait sous une tente qui, de cette chape, fut appelée chapelle.

Les vêtements d'autel

Il s'engage ensuite dans une explication symbolique des vêtements liturgiques. Les vêtements d'autel, vêtements sacrés, étaient en usage depuis l'ancienne Loi : Pour les fils d'Aaron, tu feras des tuniques et des ceintures. Tu leur feras aussi des calottes qui leur feront une splendide parure.... (Ex.28, vêtements des prêtres)

Ces vêtements, confectionnés pour glorifier et honorer Dieu, étaient aussi perçus comme des armes contre les embûches du diable : ...induite vos armatura Dei et possitis stare adversus insidias dyaboli...

Armand de Lauzières énumère sept vêtements, mais il pense au nombre six, le surplis, premier cité, n'étant pas considéré comme un vêtement sacré pour l'autel :

1) Le surplis : sa couleur blanche évoque l'innocence et sa forme la Passion du Christ sur la Croix.

2) L' amict : ce linge blanc que l'on dépose sur la tête puis sur les épaules doit rappeller la force, la chasteté du cœur et du corps, l'humilité.

3) L'aube : sa couleur blanche évoque elle aussi la pureté et sa forme la Transfiguration du Christ. Elle symbolise aussi la robe blanche dont Hérode fit revêtir Jésus par manière de raillerie.

4) La ceinture : elle rappelle la tempérence et la flagellation du Christ.

5) Le manipule : il se porte sur le bras gauche et évoque la corde de chanvre qui liait Jésus de toute part ... Alors la cohorte, le tribun et les gardes saisirent Jésus et le lièrent. (Jean 18, 12) Il exprime aussi les vertus de force et de vigilance.

6) L'étole : elle représente la patience, l'obéissance, la prudence. On la porte sur le cou, le joug du seigneur est léger. (allusion à Mat.11,30)

7) La chasuble : c'est le vêtement nuptial de la charité, de l'unité et de l'intégrité de la foi.

Les âges de l'homme

L'auteur enchaîne ensuite : nota et sicut sunt sex vestimenta : ita sunt sex etates homine :

1) la petite enfance (infantia) jusqu'à 7 ans; 2) l'enfance (puericia) jusqu'à 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles; 3) l'adolescence (adolescentia) jusqu'à 25 ans; 4) l'âge mur (juventus vel virilitas) jusqu'à 40 ans; 5) la vieillesse (senectus) jusqu'à 70 ans; 6) La mort et la résurrection.

Les âges du monde

Suit alors les six états ou âges du monde :

1) De Adam jusqu'à Noé, 1000 ans; 2) De Noé à Abraham, 1000 ans; 3) D'Abraham jusqu'à Moïse, 1000 ans; 4) De Moïse à David, 1000 ans; 5) De David au Christ, 760 ans; 6) Du Christ jusqu'à la fin des siècles....

Pour l'auteur six représente donc l'harmonie intangible de la création divine.

On le voit, le vêtement revêt une importance toute particulière pour Dom Armand, ne participe-t-il pas de l'élaboration d'un cadre liturgique, d'un espace singulier et d'un moment privilégié de mise en scène du sacré ? Souvenons-nous qu'à cette époque, les cérémonies religieuses et particulièrement la messe, étaient des actes majeurs pour la communauté des croyants, actes qui s'imposaient naturellement à tous; on ne discutait pas des fondements chrétiens de la société.

Conclusion

L'époque se prêtait aux études et aux activités intellectuelles en général. L'évêque de Lodève, Bernard Gui (1314-1331), était lui-même un érudit consciencieux et précis. Il possédait un exemplaire du Pontifical de Guillaume Durand et l'avait particulièrement étudié et scruté au point d'y apporter quelques modifications et adjonctions. [8]

Quelques années plus tard, le pape Benoît XII (1334-1342), devait rendre indirectement hommage à ces hommes de sciences en promulguant la bulle Summi Magistri (20 juin 1336), qui encourageait les études dans l'Ordre des Bénédictins, en exigeant la présence d'un maître in primitivis scientis au sein de chaque monastère et l'envoie des moines les plus doués dans les Universités.

Cette vie intellectuelle, si modeste soit-elle, a contribué sûrement au rayonnement d'une ville naturellement isolée de par sa position géographique et dont la population se livrait très majoritairement aux travaux manuels.

Il est à souhaiter que l'éminente figure d'Armand de Lauzières, trouve enfin une reconnaissance méritée dans le diocèse qui l'a vu naître.

Francis Moreau
2014

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Sources


Armandus de Auzeria : Speculum Animæ, manuscrit 270, Bibliothèque municipale de Bordeaux
Armandis de Buseria : Via Salutis in subsidium Presbyrerorum, manuscrit cod.31 chart, saec. XIV, a. 286 I, 213 (L.III.XII), Bibliotheca manuscripta ad S.Marci, Venetiarum, Giuseppe Valentinelli, codices mss. latini, tome II, pp.203-204, Ventiis MDCCCLXIX. Opus universum in decem partes tributum, complectitur explicationem missae ac tractationesde horis canonicis et sacramentis.
Armandus de Auzeria : Via Salutis in subsidium Presbyterorum, Guillaume Balsarin, Lyon 28 novembre 1498, Bayerische Staatsbibliothek, München
Barruol Guy, Bacou Roseline, Girard Alain : L'Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon Alpes de Lumières 2001, Les Cahiers du Salagon 4, pp. 124-125,
Bavoux Nadège : Sacralité, Pouvoir, identité. Une histoire du vêtement d'autel (XIIIe-XVIe siècle), Thèse Université de Grenoble, 25 juin 2012
Chantelou Claudio D. : Historia monasterii S.Andrea secus Avenionem, Manuscrit 2401 (1774) Bibliothèque d'Avignon
Douais : Un nouvel écrit de Bernard Gui, le Synodal de Lodève, Picard, Paris 1894
Durand Guillaume (l'Ancien) : Rational Divinorum Officiorum, Buysson, Lyon 1592
Du Temps Hugues : Le clergé de France, Tome 2, Delalain, Paris, 1774
Fisquet M.H. : La France Pontificale (Gallia), Montpellier 2, diocèse de Lodève, Etienne Repos, Bar-le-Duc
Fuzet F. : Le Culte de Sainte Casarie à Villeneuve-lez-Avignon, Gervais-Bedot, Nîmes 1887
Hitzbleck Kerstin : Exekutorem, Auberordentliche kollatur von benefizien im pontifikat Johannes XXII, 2009, XVIII, 653 Seiten. SMHR48, Mohr Siebeck, Tübingen 2009, pp. 350,515,517
Martin Ernest : Histoire de la ville de Lodève, Montpellier, 1900
Plantavit de la Pauze : Chronologia Præsulum Lodovensium, Aramontii 1634, page 300
Rauwel Alain : Expositio missæ : essai sur le commentaire du canon de la messe dans la tradition monastique et scholastique, Bulletin du Centre d'Etudes Médiévales d'Auxerre, 2003
Rouquette J. : Livre Vert, Cartulaire de l'Eglise de Lodève, Montpellier 1923

Notes :


[1] Compoix de Lauzières et d'Octon 1666. ADH 57 PUB 11.
[2] Duguiès, notaire à Salasc, ADH IIE40/97, f° 73. le "château" d'Octon, à La Vialle, n'a pas été le siège de la seigneurie. Il a été édifié par François de Lauzières-Soubès ou son fils Jean-Gaspard. Ce dernier en était le propriétaire en 1666. La chambre de justice mentionnée dans cet acte est bien située au château de Lauzières.
[3] Jean-Marie-Emmanuel de Jougla, dernier marquis de Lauzières, est décédé à l'âge de 23 ans à Clermont-l''Hérault, le 23 juillet 1753. Il a été inhumé le lendemain 24 juillet dans l'église d' Octon. Le 6 octobre 1778 eut lieu l'inhumation de Marie Berthomieu, sous l'autel de la chapelle Saint-André dans l'église d'Octon. (archives communales conservées à Octon).
[4] L'abbaye Saint-Sauveur, de l'ordre de Saint-Benoît, n'est pas exempte, mais au contraire soumise à l'évêque, tant dans son chef que dans ses membres... L'abbé doit être élu avec le consentement de l'évêque qui, s'il y a lieu, confirme l'élection; l'abbé doit promettre obéissance à l'évêque, lui jurer fidélité et il doit lui faire reconnaissance de tous les fiefs qu'il tient de lui dans le diocèse; pour ces fiefs, l'abbé doit verser un denier d'or, ou un marabotin à la Saint-André... L'abbé doit assister en personne aux synodes et siéger à la droite de l'évêque, revêtu de la chappe de soie et portant sa crosse... (Bernard Gui, Registrum ecclesiarum, Livre Vert, page 8).
[5] Januarius, VI ID, dépositio Domni Armandi de Heuzeria, abbatis Sancti Andræ, Nécrologe de Saint-André de Villeneuve, Revue Mabillon 1909, p.242.
[6] Pourtant je frapperai à la porte, afin que mon ami me prête 3 pains qui me seront très nécessaires pour ce repas: la foi qui demande et reçoit la vie, l'espérance qui la cherche et qui la trouve, et la charité qui frappe à la porte de la vérité et qui la voit s'ouvrir devant elle... (texte inspiré de la parabole de l'ami importun, Luc 11, 5-8).
[7] Alain Rauwel.
[8] Cahiers de Fanjeaux n°16, 1981, Bernard Gui évêque de Lodève par J.M.Carbasse, annexe 2.